L'enlèvement parental au Japon

L'enlèvement parental au Japon

La convention de La Haye du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l’enlèvement international d’enfants est entrée en vigueur entre la France et le Japon le 1er avril 2014. A cette fin, le Japon s’est doté de nouveaux instruments légaux et judiciaires.

Cependant, une grande partie de la souffrance des parents français spoliés de tout contact avec leur enfant demeure intacte lorsque les cas l’enlèvements parentaux sont domestiques.

Le « tsure sari » concerne non seulement plusieurs centaines d’étrangers au Japon mais aussi une grande majorité de parents japonais dont le conjoint a quitté subitement le domicile familial avec les enfants dans la perspective souvent d’une séparation puis d’un divorce.

Au Japon, la garde comme l’autorité parentale étant monoparentales, et en outre les décisions de justice étant pratiquement toujours rendues en faveur du parent qui a de facto la garde de l’enfant, les contacts du parent spolié avec son enfant sont limités à l’exercice du droit de visite.

Il est vivement recommandé aux futurs parents de parler de cette situation qui peut arriver et de convenir  au préalable de principes de conciliation allant dans le sens de l’intérêt de l’enfant à grandir au contact de ses deux parents biologiques.

Vos conseillers consulaires sont engagés sur le terrain avec les associations parentales japonaises pour promouvoir l’exercice réel du droit de visite (y compris que l’enfant puisse dormir chez l’autre parent, ou passer des vacances en France dans la famille française, etc.) et visent à terme l’institution au Japon de l’autorité parentale partagée (« kyodo shinken ») par le législateur japonais.

 

Liens utiles :
Ambassade de France au Japon :
www.ambafrance-jp.org/-Deplacements-illicites-d-enfants-

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